Quel est le médicament qui donne la mort, le nembutal ?

médicament qui donne la mort

Vous cherchez le médicament pour mourir ? Il n’a rien de fou, rien de suicidaire non plus. Pour ceux qui le connaissent, il n’est en rien déprimé. Et récemment, il nous a posé cette question : «Ce que je veux savoir, c’est simple. Quel médicament qui donne la mort, je dois prendre pour mourir ?» Homme d’affaires, Patrick M. a 70 ans.

Originaire des pays de l’Est, il a autour de lui une grande famille, avec des enfants, des petits-enfants aussi. Parfois, il ressemble à un patriarche, d’autres fois à un oncle d’Amérique. Il rit souvent, et a toujours mené sa vie à sa manière.

Comme tout le monde, Patrick M. a connu des drames, en particulier les décès de sa mère, de sa tante, et de sa sœur, toutes atteintes d’une même maladie neurologique dégénérative, génétiquement héréditaire. Quand cette maladie se déclare, il n’y a aucun autre traitement que palliatif.

Et tout va très vite, tout va très mal : en quelques mois, la personne perd son autonomie et sa conscience pour mourir dans des conditions très pénibles. Patrick M. le sait, il a accompagné ses proches. Depuis quelques semaines, il est vaguement inquiet, ayant eu le sentiment à deux reprises d’avoir des trous de mémoire et de se perdre dans la rue. Cela n’a duré que quelques minutes, assez néanmoins pour y penser souvent.

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Que faire ? Il se demande quel médicament il faut avoir… «Je ne sais pas si je m’en servirai, mais cela me rassurerait de le savoir», nous dit-il. Qui pourrait rétorquer que cette demande n’est pas légitime ? Nous interrogeons des médecins. Tout se complique. Le premier, grand spécialiste de la fin de vie, répond, un rien sèchement : «Attendez, bien évidemment, il ne faut pas prendre cette demande au premier degré. Il faut qu’il aille voir son médecin généraliste, peut-être est-ce tout autre chose ? Il est peut-être déprimé, il a peut-être fait un petit accident cérébral.»

Et ce médecin clôt sans appel la discussion. Comme si tout cela allait de soi. Un second, très au fait de ce type de demande, dégage en touche : «C’est bizarre, peut-être que je me protège ainsi, mais je n’ai pas de réponse. Je ne sais pas quel médicament il faudrait prendre.» Un autre encore : «Je vais demander à un ami anesthésiste, c’est eux qui sont les plus au courant. Et je vous rappelle.»

Et ainsi de suite. Chacun répond mais chacun se tait. Tous ont de bonnes raisons. Quand on rapporte ces réponses à l’homme qui nous a interrogé, il lâche : «Tout le monde me donne cette réponse.» Récemment, quand nous avions interrogé le député Jean Leonetti, auteur de la loi sur la fin de vie médicalisée sur cette problématique, il affirmait : «Quand quelqu’un veut se suicider, il trouvera sans mal ce qu’il faut prendre.» Peut-on se contenter de cette réponse ?

 la recherche de médicaments de la mort normal ?

L’équipe de Chicago a tenté de répondre à la question pour plus de 900 médicaments. Les chercheurs ont développé un outil statistique permettant de mesurer les liens entre 922 médicaments et les TS, et analysé les données d’utilisation de 146 millions de patients, à partir d’une base de demandes de remboursement de frais médicaux. 43.978 TS ont été recensées, au total, chez les participants.

Les chercheurs ont rapproché, pour chaque participant et pour chaque médicament utilisé par le participant, les tentatives de suicide éventuelles commises dans les 3 mois précédant la prescription et dans les 3 mois suivant la prise du médicament.

L’approche dite « iDEAS »: 

L’approche utilisée dans cette analyse, nommée « iDEAS » (pourHigh Dimensional Empirical Bayes Screening) comporte de nombreux avantages, dont l’analyse des effets de chaque médicament au niveau de chaque participant, la prise en compte du risque « inhérent » au participant, la comparaison pour chaque participant du comportement suicidaire avant et après l’exposition au médicament.

L’approche permet ainsi d’éliminer une grande partie des biais en particulier celui de prendre en compte une TS comme liée au médicament, alors qu’elle est liée à l’état psychique inhérent du participant. Cette approche a donc permis aux chercheurs d’évaluer le risque de TS induit par chaque médicament. Cette analyse menée sur une durée de suivi de 11 ans, montre que :

  • 10 de ces médicaments sont associés à un taux accru de tentatives de suicide ; parmi ces médicaments : le bitartrate d’hydrocodone, l’acétaminophène, un analgésique opioïde (Vicodin), des anxiolytiques comme l’alprazolam (Xanax), le diazépam (Valium), la prednisone (corticostéroïde), le butalbital (barbiturique) ou encore la

  • 44 de ces médicaments sont associés à une diminution du nombre de TS, dont en particulier l’acide folique, une simple vitamine souvent prescrite aux femmes enceintes, mais également un groupe important d’antidépresseurs (portant pourtant des avertissements ) tels que la fluoxétine et l’escitalopram, la mirtazapine ; l’hydroxyzine (anxiolytique), le disulfirame et la naltrexone (pour la prise en charge de l’alcoolodépendance), la gabapentine (antiépileptique, antalgique).

Utiliser les médicaments à effet anti-suicide pour réduire le risque de TS ?

« Nous avons identifié un antihistaminique et un médicament contre la maladie de Parkinson associés à une diminution du risque de suicide », commente Robert Gibbons, directeur du Center for Health Statistics de l’Université de Chicago et auteur principal de l’étude. « Si les essais cliniques portant sur ces médicaments confirment des effets réels, nous pourrions envisager d’utiliser certains pour traiter les patients suicidaires ».

D’autant que 30 des 44 médicaments associés à une réduction du risque de TS sont des médicaments psychotropes approuvés, qui garantissent des niveaux d’efficacité et de sécurité, mais qui doivent encore être validés pour les patients suicidaires. Le modèle statistique enfin constitue en lui-même une avancée, car il peut être utilisé pour calculer le risque d’événements indésirables. C’est « une approche alternative de la surveillance de l’innocuité des médicaments utilisable par n’importe quelle agence sanitaire ».

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